La solidarité internationale contre la mondialisation de la misère
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2006-08-11 11:15
Justice ; alliance ; solidarité
Indispensable la Justice ; inutile la coopération, même l'annulation de la dette reste inefficace si les règles du jeu restent les mêmes.
- Essentielles les actions de « pression morale », fondamentales les actions de proposition d'alternative, y compris le témoignage personnel et de groupe
pour de nouveaux styles de vie et pour des consommations de justice.
Aujourd'hui, face à l'organisation et la réalité agissante d'énormes puissances économiques globales, à l'émergence d'un véritable ' apartheid mondial du profit ', face aussi aux réponses violentes et guerrières données aux problèmes de la planète, je plaide pour que l'individualisme appartienne au passé, pour qu'au-delà du travail local fondamental de chacun, nous soyons appelés à construire une société civile internationale forte, unie, organisée, efficace, puisant dans la richesse du vécu, l'esprit de partage et l'engagement unique de solidarité de tous ses membres.
Il y a maintenant plus de vingt ans avec la fin de l'apartheid en Afrique du Sud et la chute du « rideau de fer » à Berlin, s'effondraient deux des plus terribles barrières construites par l'homme contre l'homme. Nous avons tous en mémoire les espoirs de développement de sociétés plus justes, plus démocratiques et plus solidaires à travers le monde, qui accompagnèrent alors la disparition de ces deux murailles de souffrance au Nord et au Sud.
Malheureusement, depuis ces vingt années, et même si quelques-uns de ces espoirs ont été ça et là concrétisés, d'autres murs se sont construits, d'autres apartheids se sont installés, maintenant ou accentuant les égoïsmes, les injustices et les inégalités entre les peuples et les habitants de la planète :
- égoïsmes du profit financier, qui, de moyen, est devenu finalité et crédo dominant de l'économie mondialisée (sacrifiant parfois le présent et l'avenir de millions de personnes, comme l'a montré l'affrontement sur le dossier du coton au dernier sommet de l'OMC à Cancun) ;
- injustices flagrantes dans l'accès aux biens essentiels de la vie comme l'eau (près d'1,5 milliards de personnes n'ont aujourd'hui pas accès à l'eau potable sur la planète), l'alimentation, le droit à la santé, à l'éducation, au travail ;
- inégalités de « valeur », voire négation de la personne humaine, dont témoignent à l'extrême les atrocités commises au Rwanda, en Bosnie ou en d'autres points de la planète, ou que reflètent aussi au quotidien les mesures discriminatoires subies dans nos pays d'Europe de l'Ouest par les migrants, les victimes de trafics humains, les sans abri, les sans papiers
Peu à peu, sur les « classiques » - et toujours aussi criants - écarts entre le Nord et le Sud du monde, entre les pays dits « développés » et les autres, se superposent d'autres foyers d'exclusion et d'injustice dans le Nord, dans le Sud mais aussi à l'Est et à l'Ouest
Aujourd'hui, de nouvelles « vagues » de pauvreté - de grande pauvreté - apparaissent à Tokyo, à Milan, à Londres, à Paris, à Moscou, à Bombay, à Buenos Aires, à Ouagadougou, touchant aussi des catégories de population que l'on pensait protégées.
Nous devons essayer, ensemble, et avec d'autres, de faire vaciller cette mondialisation de la misère. C'est notre devoir et notre légitimité d'affronter ses causes globales et de participer à la construction d'alternatives à partir de notre vécu de terrain :
- pour refuser toute fatalité de l'exclusion ;
- pour faire de la solidarité la réponse fondamentale, inconditionnelle et efficace à ces situations,
- pour faire connaître les expériences des groupes Emmaüs, détenteurs d'une expérience unique dans le développement de modes de vie fondés sur le partage et le respect de l'autre. Aujourd'hui les 300 groupes du Mouvement présents sur les différents continents constituent aujourd'hui une force de parole et de proposition politique crédible à l'échelle internationale - même si elle reste modeste comparée à certaines organisations de la société civile
Alors que les lobbies du pouvoir et de l'argent tissent des alliances pour s'assurer le contrôle des ressources de la planète, nous, les « petits de la Terre », sommes appelés à définir des stratégies différentes, à nouer de nouveaux liens, à rencontrer et à découvrir d'autres organisations qui mènent la même lutte que nous. Ensemble, nous pouvons provoquer les pouvoirs publics qui, pour faire face à la misère, on trouvé une solution simpliste : criminaliser et pénaliser les pauvres. Aujourd'hui vivre dans la misère est considéré comme un crime !
- Essentielles les actions de « pression morale », fondamentales les actions de proposition d'alternative, y compris le témoignage personnel et de groupe
pour de nouveaux styles de vie et pour des consommations de justice.
Aujourd'hui, face à l'organisation et la réalité agissante d'énormes puissances économiques globales, à l'émergence d'un véritable ' apartheid mondial du profit ', face aussi aux réponses violentes et guerrières données aux problèmes de la planète, je plaide pour que l'individualisme appartienne au passé, pour qu'au-delà du travail local fondamental de chacun, nous soyons appelés à construire une société civile internationale forte, unie, organisée, efficace, puisant dans la richesse du vécu, l'esprit de partage et l'engagement unique de solidarité de tous ses membres.
Il y a maintenant plus de vingt ans avec la fin de l'apartheid en Afrique du Sud et la chute du « rideau de fer » à Berlin, s'effondraient deux des plus terribles barrières construites par l'homme contre l'homme. Nous avons tous en mémoire les espoirs de développement de sociétés plus justes, plus démocratiques et plus solidaires à travers le monde, qui accompagnèrent alors la disparition de ces deux murailles de souffrance au Nord et au Sud.
Malheureusement, depuis ces vingt années, et même si quelques-uns de ces espoirs ont été ça et là concrétisés, d'autres murs se sont construits, d'autres apartheids se sont installés, maintenant ou accentuant les égoïsmes, les injustices et les inégalités entre les peuples et les habitants de la planète :
- égoïsmes du profit financier, qui, de moyen, est devenu finalité et crédo dominant de l'économie mondialisée (sacrifiant parfois le présent et l'avenir de millions de personnes, comme l'a montré l'affrontement sur le dossier du coton au dernier sommet de l'OMC à Cancun) ;
- injustices flagrantes dans l'accès aux biens essentiels de la vie comme l'eau (près d'1,5 milliards de personnes n'ont aujourd'hui pas accès à l'eau potable sur la planète), l'alimentation, le droit à la santé, à l'éducation, au travail ;
- inégalités de « valeur », voire négation de la personne humaine, dont témoignent à l'extrême les atrocités commises au Rwanda, en Bosnie ou en d'autres points de la planète, ou que reflètent aussi au quotidien les mesures discriminatoires subies dans nos pays d'Europe de l'Ouest par les migrants, les victimes de trafics humains, les sans abri, les sans papiers
Peu à peu, sur les « classiques » - et toujours aussi criants - écarts entre le Nord et le Sud du monde, entre les pays dits « développés » et les autres, se superposent d'autres foyers d'exclusion et d'injustice dans le Nord, dans le Sud mais aussi à l'Est et à l'Ouest
Aujourd'hui, de nouvelles « vagues » de pauvreté - de grande pauvreté - apparaissent à Tokyo, à Milan, à Londres, à Paris, à Moscou, à Bombay, à Buenos Aires, à Ouagadougou, touchant aussi des catégories de population que l'on pensait protégées.
Propositions alternatives
Propositions alternatives
Nous devons essayer, ensemble, et avec d'autres, de faire vaciller cette mondialisation de la misère. C'est notre devoir et notre légitimité d'affronter ses causes globales et de participer à la construction d'alternatives à partir de notre vécu de terrain :
- pour refuser toute fatalité de l'exclusion ;
- pour faire de la solidarité la réponse fondamentale, inconditionnelle et efficace à ces situations,
- pour faire connaître les expériences des groupes Emmaüs, détenteurs d'une expérience unique dans le développement de modes de vie fondés sur le partage et le respect de l'autre. Aujourd'hui les 300 groupes du Mouvement présents sur les différents continents constituent aujourd'hui une force de parole et de proposition politique crédible à l'échelle internationale - même si elle reste modeste comparée à certaines organisations de la société civile
Mise en oeuvre
Mise en oeuvre
Alors que les lobbies du pouvoir et de l'argent tissent des alliances pour s'assurer le contrôle des ressources de la planète, nous, les « petits de la Terre », sommes appelés à définir des stratégies différentes, à nouer de nouveaux liens, à rencontrer et à découvrir d'autres organisations qui mènent la même lutte que nous. Ensemble, nous pouvons provoquer les pouvoirs publics qui, pour faire face à la misère, on trouvé une solution simpliste : criminaliser et pénaliser les pauvres. Aujourd'hui vivre dans la misère est considéré comme un crime !